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Qualité & management

Grand âge, maltraitances, métiers : oser l'ouverture

Auteur Annie De Vivie

Temps de lecture 1 min

Date de publication 16/06/2021

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La journée nationale de lutte contre la maltraitance des plus âgés, chaque 15 juin, est l’occasion de partager des réalités que l’on ne voudrait voir.

Le 3977 témoigne d’un rebond des signalements après le déconfinement, notamment en Ehpad. 

Quelles responsabilités, quelles solutions pour éviter les situations dramatiques nées depuis le début de la pandémie ?

Une proposition de loi pour une prise en charge bientraitante des personnes en situation de vulnérabilité et des majeurs protégés, pour lutter contre la maltraitance, vient justement d’être déposée par la députée Annie Vidal.

Il va nous falloir regarder ces réalités, oser poser les limites, le cadre éthique et nourrir individuellement et collectivement cette culture de la bientraitance.

Une culture alignée avec la qualité de vie au travail (QVT) : comme bien prendre soin si l’on ne prend pas soin de soi, de son travail ?

Et nous ne ferons pas l’économie de la revalorisation des métiers du grand âge, face aux coûts de la non-qualité, face aux situations qui épuisent, face aux impensés du prendre soin de situations complexes. Et ce quel que soit le statut de la structure : dans le public, comme dans le privé, comme le montre le Synerpa qui fête ses 20 ans cette semaine.

Le taux d’absentéisme des labellisés Humanitude est encourageant dans la région Grand Est.
Ils sont publics et privés eux-aussi.

Dans ce secteur notoirement sous-doté, des moyens complémentaires sont indispensables mais ils ne peuvent être dissociés d’un regard citoyen sur les plus âgés en situation de vulnérabilité.
Comment peut-on encore les appeler des légumes” ? s’insurge le Dr Pradines
.

Impossible de prendre soin de ces situations complexes, des poly-pathologies, des maladies neuro-évolutives et leur cortège de troubles du comportement sans des professionnels outillés, managés, soutenus.

De la ré-inéingénierie du métier d’aide-soignant qui voit leurs compétences élargies,
sans reconnaissance d’un rôle propre, au déploiement des approches non médicamenteuses comme Carpe Diem, toutes les ressources seront nécessaires pour cultiver la bientraitance.

Une bientraitance impossible sans l’ouverture aux regards, aux avis, aux partages, aux savoirs, aux citoyens, au respect des lois, des droits.

Une ouverture indispensable pour ne pas étouffer sous la non-qualité.

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